Adressée au ministre de l'intérieur , aux préfets
de région et de police, au maire de Marseille ,aux parlementaires
des Bouches -du- Rhône et au procureur de la République
la lettre ouverte de Monique Cordier ,présidente de la
confédération des C.I.Q est sans appel:
"Combien de morts faudra-t-il pour que vous preniez la
véritable mesure de la situation de nos concitoyens ?
Combien
de personnes agées assassinées?
Combien d'enfants rackettés,malmenés,blessés ou tués
? Combien de commerçants braqués,humiliés
blessés exécutés pour des sommes souvent dérisoires ?
Quel chiffre va vous faire réagir ?
pour la
confédération des C.I.Q , le seuil est largement dépassé
depuis fort longtemps et nous nous demandons quels sont
vos chiffres de référence (...)
Nous ne voulons plus trembler ! Ni pour
nos enfants, Ni pour nos parents lorsqu'ils se déplacent dans nos
rues. Nous voulons vivre tous ensemble, dans une ville paisible
sans place ni excuses pour l'intolérable .
Profondément républicains nous nous inquiétons en observant
les allusions des médias sur la création de milices, au
sujet des dérives totalitaires prévisibles. Nous demandons à
chacun d'entre vous de prendre ses responsabilités au-delà
des clivages partisans afin de mettre en place toutes les
mesures permettant d' assurer à chacun la sécurité à laquelle
il peut légitimement prétendre " .